PARIS FETISH EVENTS : L'ASSOCIATION

"Paris Fetish Events" a pour objet de promouvoir la scène gay fétichiste française en France et à l’étranger, et de dynamiser la scène gay fétichiste à Paris, en partenariat avec les commerces, associations et médias qui la composent.

L'association lutte contre les discriminations sous toutes leurs formes, notamment celles liées aux looks vestimentaires, aux pratiques sexuelles et plus généralement à la préférence sexuelle.

Elle a été créée en 2014 et organise chaque année un week end de 4 jours intitulé "Paris Fetish", au printemps , qui rassemble plusieurs milliers de personnes dans les différents rendez-vous programmés dans les établissements gay de la capitale.

PARIS FETISH : LE WEEK-END

"Paris Fetish" est un rendez-vous annuel régulier à destination de la communauté fétichiste française et européenne à l'image de ceux qui existent dans les grandes villes d'Europe comme Berlin, Londres, Amsterdam ou Anvers.

Il se déroule chaque printemps et propose sur plusieurs jours une série d'évènements inédits et de rencontres à même de rassembler à Paris un grand nombre de participants pour un carrefour de convivialité, de partage, de plaisir et de sexe bien sûr.

Ce rendez-vous coordonné par l'association Paris Fetish Events rassemble la plupart des établissements, associations, commerces et médias fetish parisiens.

Le temps d’un week end prolongé, les gays fétichistes de province et de l'étranger viennent venir grossir les rangs de l‘importante communauté parisienne.

Des rendez-vous pour tous les trips et toutes les générations sont prévus tout au long d'un week end dans des endroits emblématiques de la scene hard et fetish parisienne.

Une grande soirée, le samedi soir, rassemble plus d'un millier de hardeurs et de fétichistes pour une party baptisée "BRUTHAL", organisée par RoB Paris.

Un site internet, une page Facebook, un compte Twitter, une chaîne Youtube et un compte Instagram dédiés permettent de rester connectés à ce rendez-vous majeur de la scène fetish.

La première édition de "Paris Fetish", en mai 2014, a rassemblé plus de 2.500 personnes dans les 16 différents rendez-vous programmés. 20 partenaires ont participé à cette édition.

Affluence en hausse pour la seconde édition, et la 3ème édition de Paris Fetish a confirmé le succès de ce rendez-vous auprès du public français et étranger confirmant désormais la dimension internationale de ce rendez-vous.

Site web : www.paris-fetish.com

BRUTHAL PARTY

Le point d’orgue du week end "Paris Fetish" est la soirée du samedi soir, baptisée "BRUTHAL", organisée par RoB Paris. Elle rassemble plusieurs centaines de hardeurs et de fétichistes dans un lieu unique avec un dispositif exceptionnel comprenant des espaces de convivialité et de sexe avec des équipements spécifiques aux pratiques fetish, mais aussi un dance-floor et des bars.

Ce rendez-vous communautaire a pour ambition de fédérer toutes les sexualités hard et fetish - cuir, latex, unif, skin… et toutes les générations. Pour que chacun s’y retrouve et s’y épanouisse.

La première édition de la soirée "BRUTHAL" - le 24 mai 2014 - a rassemblé plus d'un millier de participants, la seconde Bruthal a réuni 1500 personnes le 30 mai 2015, et la troisième, 1600 personnes le 28 mai 2016.

ARCHIVES
LA GENESE DU PROJET PARIS FETISH

Il y a deux ans déjà, Jean-Claude Cavalier de ROB, moi-même Franck Desbordes pour AgendaQ, et Oswin de Folsom & Pig Berlin, nous sommes rencontrés afin de créer les conditions propices à la création d’un événement fetish européen à Paris sur plusieurs jours.

Nous partions du constat que les associations n’avaient plus suffisamment d’argent, et que les loueurs de salle devenaient très exigeants. Une ville qui s’endort est une ville qui meurt. Nous avions tous trois un petit bout de l’ADN nécessaire : AgendaQ avait le support média et la connaissance du terrain économique et associatif parisien, Rob avait l’envie de faire bouger Paris et les moyens financiers, Oswin l’expertise et l’expérience réussie de plusieurs rendez-vous en Allemagne. C’était déjà une bonne base pour un bon départ. Nous voulions pour la scène parisienne, ses commerces et associations un moment fort dans l’année, un peu à l’image de Berlin, Anvers, Madrid… Bien sûr, pas question d’organiser une Folsom rue des Archives avec les chaps le cul à l’air. La culture française consiste à regarder par la fenêtre là où celle des allemands consiste à ne pas s’occuper des affaires des voisins ou des passants.

Notre volonté étant donc de faire quelque chose pour Paris, c’est-à-dire pour tout le monde à Paris, il fallait un projet concret et fort pour intéresser le plus grand nombre et attirer l’attention. Dans notre premier cahier des charges, la soirée du samedi, donc la recherche de salle devenait de facto le premier enjeu (et le plus difficile) à résoudre.

Dès lors, nous nous sommes mis à visiter, rechercher, téléphoner… Nous nous sommes intéressés à des lieux atypiques : les sous-sols de gares (pas aux normes de sécurité), les halles Freyssinet (Trop cher : 90 000 euros, avec le chauffage 40 000 euros de plus!), les grottes calcaires et champignonnières en banlieue (trop loin), les salles des fêtes (trop bruyant pour les voisins), les cirques (pas d’arrivée d’eau et pas de sanitaires), les bars branchés néo-gothiques et les bars en tous genres… Peine perdue (et temps perdu !)

Mais il fallait bien avancer malgré cela ! Une représentation administrative pour la gestion de l’événement devenait nécessaire. Cela passait par la création d’une structure associative à vocation fétichiste : Paris Fetish Events. Une de plus ? Non pas vraiment, cette dernière n’entre pas en concurrence avec les associations existantes, au contraire, puisqu’elle a pour vocation de réunir commerçants, associations et organisateurs pour organiser l’agenda pendant ce week-end annuel : Paris Fetish Week-end, avec en point d’orgue une grosse soirée : Bruthal Party. Il y avait déjà un média et un sex-shop autour de la table, et pour créer cette association, nous avons alors cherché des compétences dans d’autres secteurs d’activité complémentaires. Ainsi, un organisateur (Cédric Péjoux pour la Sneakweek) et le boss d’un bar que tout le monde adore (Greg de la Mine) ont été invité à nous rejoindre. Le premier pour ses compétences sur l’organisation de soirée, l’autre pour l’aspect fédérateur qu’il représente auprès de toute notre communauté.

C’est grâce à Cédric que finalement, il y a juste quelques semaines, le lieu fut trouvé pour la grosse fête du samedi soir : un bateau sur la Seine. Oui vous avez bien lu, Love Boat ! (ou plutôt Sex Boat). On ne sait pas encore si on invitera Eric Morena pour chanter « oh mon bateau » sur la proue à la place de la sirène… 2 étages, capacité 900 à 1000 personnes, amarrage en plein Paris ou pas trop loin, lieu accessible en métro, et un loueur qui ne fait pas de différence entre une soirée hétéro ou homo. Que ce loueur soit loué ! Et Cédric vivement remercié pour ses idées.

Dès lors, tout s’est accéléré, la date du 24 mai 2014 étant réservée pour la soirée, il ne fallait plus avancer en roue libre, mais avec un compte à rebours. Il convenait de mettre pour un temps les questions administratives liées à l’association PFE de côté, et se concentrer sur l’opérationnel. Constatant le budget colossal qu’il fallait engager, Rob devenait (et a été dès le début du projet) l’opérateur naturel pour ce premier opus 2014 (plus exactement Jean-Claude cavalier car l’event ne se limite pas à la mise de fonds pour une seule soirée « powered by Rob »). Et quand je vous dis « budget colossal » je parle de plusieurs dizaines de milliers d’euros !

Dès lors, les 3 autres personnes engagées dans l’association n’étaient pas à l’aise pour arbitrer sur des questions qui engageaient des finances qui n’étaient pas les leurs. C’est bien normal de= Alaisser celui qui signe les chèques mener les opérations comme il l’entend (et vous constaterez l’honnêteté de sa démarche un peu plus loin dans cet article).

Les 3 participants ont donc laissé Rob gérer la structure administrative, financière et technique… mais en restant partenaires, intervenant dans le cadre du week-end.

Nous sommes évidemment tous restés de très bons amis (d’ailleurs il n’y avait pas de quoi être en désaccord sur un projet que nous avions créé ensemble). Pour preuve, AgendaQ est et sera un partenaire indéfectible, il y aura aussi des apéros à la Mine, et on ne sait pas encore s’il on arrivera à corrompre Cédric pour qu’il annule ses vacances (méritées) aux Canaries…

Bien évidemment, l’agenda sera très fourni sur les 4 jours. Jean-Claude s’occupe déjà de l’organisation, les établissements et associations ont déjà été invités à formuler leurs projets et propositions, comme à Berlin. Le concept global est déjà très bien accueilli et l’agenda du week-end se remplit un peu chaque jour. Il est encore en cours de conception à l’heure où nous bouclons ce numéro d’AgendaQ, mais ce que l’on peut déjà affirmer sans trahir de secrets, c’est qu’il y en aura pour tous les goûts : du latex le vendredi, des soirées fist, un rendez-vous uro, des apéros, des débats, de la musique … et du sex !

Pour accompagner le mouvement, la société qui édite votre AgendaQ a créé le logo PFE (Paris Fetish Event) puis le logo Bruthal. AgendaQ a aussi décidé d’ouvrir ses pages chaque mois pour vous tenir informés jusqu’en mai. Car si tous ensemble , nous ne sommes pas dans l’assoce (pour l’instant), nous marchons dans la même direction et poursuivons le même but.

Jean-Claude anime aussi un site web et une page Facebook pour Paris Fetish Events. Vous pouvez ainsi tout savoir en live.

Pour finir cet article, je dois vous assurer que Jean-Claude m’a garanti vouloir intégrer dans l’agenda un maximum de lieux et de trips. La démarche nous semble à la fois honnête et audacieuse. AgendaQ sera donc le partenaire naturel de cette chance pour Paris (au même titre que nous l’avons été pour l’anniversaire de Mister B ou la Sneakweek pour ne citer qu’eux). Il y a de l’audace dans le projet car il n’y a aucune certitude d’équilibrer le budget. Et si bénéfice il y a, l’enseigne a promis de verser les excédents à l’association Paris Fetish Events pour qu‘elle prenne vie. (PS : ce texte a été lu et validé par Jean-Claude Cavalier, parole est donc donnée).

Alors, donnons-nous une chance de réussir, communiquons à chaque fois que l’occasion nous est donnée à l’étranger et en régions, offrons cette chance pour Paris, remercions ceux qui mouillent la chemise, et donnons-nous rendez-vous du 22 au 25 mai 2014 !

Franck Desbordes / Agenda Q (Janvier 2014)

INTERVIEW DE PRESENTATION

Jean-Claude Cavalier, Responsable Marque RoB-Paris et co-initiateur de Paris Fetish présente le projet.

- Bonjour Jean-Claude, pourquoi as-tu décidé de te lancer dans cette (folle) aventure ?

Tout le monde, dans la communauté fetish française - et au delà, se désole que la France et particulièrement Paris ne soit pas doté d’un rendez-vous fort et régulier à l’image de ce qui existe dans les grandes villes d’Europe du nord comme Berlin, Londres, Amsterdam ou Anvers.

Il est curieux qu’une grande métropole comme Paris ne parvienne pas à installer un événement fetish de résonance internationale alors même que la scène fetish y est plus dynamique que jamais au niveau de ses commerces et établissements dédiés.

Il est vrai qu’il faut bien constater que Paris n’est pas Berlin et que les espaces disponibles pour ce type d’événement ne sont pas faciles à trouver ou disposés à accueillir des soirées explicitement sexe. Par ailleurs les prix parisiens des locations de salles sont élevés.

Pourtant, l’envie est là. L’attente du public est là. Reste à trouver l’élément à même de mettre à feu une telle initiative sachant que pour passer à l’action, il faut surmonter les timidités, et les frilosités. Chacun attend souvent un peu que ce soit l’autre qui se jette à l’eau. Alors, RoB Paris a décidé de se lancer dans l’aventure.

- En matière de soirées française à vocation internationale, tout ne s’est pas toujours bien déroulé dans le passé à Paris, avec parfois des annulations de dernière minute. Quelle garantie peux-tu apporter?

Des tentatives ambitieuses et originales ont eu lieu au fil des années - dont certaines avec succès, d'autres non - mais aucune ne s'est pérennisée. Qu'on se rappelle des soirées organisées par Projet X en son temps ou l'ASMF au Bois de Vincennes ou plus récemment au Montreuil.

RoB Paris est une enseigne solide et une entreprise prospère. Nous avons déjà un savoir-faire en la matière, nous avons organisé plusieurs soirées aux Caves Saint-Sabin, dont nos soirées d’anniversaire. Ce que nous entreprenons, nous le conduisons toujours à terme. Donc ce projet Paris Fetish Week, nous avons les moyens de l’assumer et il est déjà engagé. Le contrat de location de l’espace de la grande soirée qui marquera l’évènement est signé. L’équipe se met en place pour gérer tous les aspects du projet : logistique technique, bar, équipement du lieu, DJ, communication, partenariats…

C’est une grosse machine à monter qui implique des moyens techniques et financiers importants. RoB assumera ce risque.

- Puisque c’est signé, tu peux nous en dire un peu plus sur le lieu ?

Il fallait marquer le coup et ne pas refaire ce qui a déjà été fait. Surprendre et voir grand sans être démesuré pour ce qui se veut le coup d’envoi d’un rendez-vous qui a l’ambition de revenir annuellement et de faire bouger les gens de province et de l’étranger.

Paris est une ville incroyablement attractive. C’est une chance. Et une opportunité pour tous les fétichistes gay européens qui n’attendent que ça pour bouger vers notre capitale.

Notre modèle, toute proportion gardée, c’est clairement la Folsom Europe de Berlin. Un événement qui est aujourd’hui puissant mais qui ne s’est pas installé en un jour.

Il ne s’agit pas de le copier, mais avec les spécificités de Paris de créer une déclinaison de ce rendez-vous.

A Paris, compte tenu du caractère inédit de cette première édition de Paris Fetish Week End, nous tablons sur une soirée, celle du samedi soir, rassemblant un millier de hardeurs et de fétichistes.

Pour accueillir une telle affluence, il faut un espace ayant une telle capacité - pouvant offrir des espaces de convivialité, de sexe bien sûr avec des équipements spécifiques aux pratiques fetish, mais aussi un vrai dance-floor, d'une part et d'autre part un lieu qui ait de la magie et qui produise une authentique French touch aux yeux des visiteurs étrangers.

Ce sera donc une soirée baptisée "BRUTHAL" - avec cette connotation virile qui inspire le fantasme - et qui se déroulera sur la Seine, dans un cadre inédit, sur un grand bateau amarré au cœur de Paris facilement accessible par le métro et RER.

- L’événement se déroulera sur plusieurs jours. Peux-tu nous communiquer les dates et un début de programme ?

Oui, la BRUTHAL Party est le point d’orgue du week end, mais l’évémenent court sur quatre jours - du 22 au 25 mai, avec un pr ogramme déjà bien avancé. On a prévu plusieurs rendez-vous par jour. Cela ira d’un atelier fetish à un débat sur l’histoire du fetish et son évolution depuis 30 ans en passant par des apéritifs spéciaux et bien sûr une soirée chaque jour qui aura lieu, elle, dans un établissement fetish avec une thématique différente à chaque fois. Chacune de ces soirées sera unique et inédite avec le souci de couvrir toutes les pratiques de sexe fétiche. On devrait avoir un programme éclectique: une soirée Dungeon, une FFF (pour Fist Fuck Fetish), une Black Party, une Yellow party… De quoi passer un week end intensif !

COMPTE RENDU DU WEEKEND PARIS FETISH 2014

Formidable succès pour le 1er week end Paris Fetish;

La première édition du week end Paris Fetish a rencontré un très grand succès rassemblant plusieurs milliers de participants pendant 4 jours.

Il n'est qu'à se fier aux centaines de messages circulant sur les réseaux sociaux (voir capture d'écran en fin d'article) pour s'en convaincre : le week end Paris Fetish a comblé la communauté à laquelle il s'adressait.

Avec plus de 2.500 entrées comptabilisées dans les différents rendez-vous, cette première édition a fait le plein partout à la grande satisfaction des organisateurs, établisements, associations, commerces et médias rassemblés pour l'occasion.

Le mensuel spécialisé AgendaQ à la main, il n'y avait plus qu'à suivre le guide pendant les 4 jours sur lesquels courait l'événement...

Jeudi 22

Les festivités ont débuté au bar Le Cox, jeudi soir, avec un set de Rafa. Malgré un léger grain de pluie, la foule a commencé à se rassembler autour d'un "Opening apéro" où on percevait déjà le plaisir de se retrouver pour fêter sa fierté d'appartenir à la commauté fétichiste en affirmant sa visibilité.

Plus tard, la première soirée, la "Black", a tenu sa promesse au Mensch. Le bar et la cave étaient bondés de mecs arborant leurs plus beaux cuirs ou leur plus beaux latex. L'ambiance était "chaude" dans tous les sens du terme...

Vendredi 23

Vendredi, c'est un débat organisé conjointement par e-llico, AgendaQ et l'ASMF qui a ouvert la journée sur le thème "Le sexe fetish depuis 30 ans". Après la projection du film de James Franco "Interior. Leather bar" et une présentation historique d'Hugues Fisher "Mr Leather France", une bonne centaine de personnes ont pris part à un échange riche et fructueux au Centre LGBT de Paris.

Un peu plus tard, l'Apéro Cuir de La Mine a constitué l'un des moments les plus forts du week end. La rue du Plâtre a été totalement investie par les dizaines de mecs lookés à mort tant l'espace du bar lui-même était insuffisant pour les accueillir. Une série de Mister (cuir et latex) venus des quatre coins d'Europe étaient de la partie.

A quelques rues de là, le Full Metal et le Krash proposaient chacun une nuit thématique; "Wild Rubber" pour le premier (en partenariat avec Mecs en Caoutchouc et Rex), "FUK" pour le second. Les amateurs de latex se sont éclatés au cours de cette party qui fera date et qui a attiré de nombreux étrangers (Hollandais, Tchèques, Polonais, Italiens, Allemands, Britanniques...). Les "cuirs" et autres fétichsites ont préféré la "Fuck Underground Krash" pour vivre leurs fantasmes de façon débridée, eux aussi.

Vendredi, c'était aussi le coup d'envoi de l'"Xtrem Fist Fetish" qui s'est déroulée en trois temps tout au long du week end au Keller qui a renoué avec ses grandes heures côté ambiance et fréquentation. Et qui a comblé - c'est le mot ! -les adeptes du FF.

Samedi 24

La journée de samedi a fait la part belle au Shopping fetish. Rex, IEM et RoB ont accueilli une clientèle nombreuse dans un flot continu. L'affluence exceptionnelle n'a pas empêché la convivialité de dominer la journée grâce à des équipes renforcées et des animations diverses qui ont ravi le chaland.

L'aprés-midi était dévolu à la communauté gay skin. Le Sexteur X abritait la "Oi ! Skin party" animée par Rafa Nunes avec la complicité de Pig Prod. Affluence des grands jours et dress code de rigueur plus que respecté ont permis à ce rendez-vous de tenir son rang à l'égal des skin parties étrangères.

Ceux qui préféraient l'air libre se sont offert une ballade patrimoniale baptisée "Paris Historical Cruising Places" guidée en bilingue par Jean-Pierre qui les a conduit de la Concorde à la boutique RoB dans le Marais.

La Mine avait bien fait de prévoir un second "Apéro So fetish" car il a aussi bien fonctionné que celui de la veille. Greg, le boss, arborait le sourire qui reflète sa gentillesse naturelle au milieu d'une foule composée de ses clients et amis.

Bruthal party

Le gros morceau était programmé pour la nuit de samedi à dimanche. RoB Paris avait réservé un bateau d'une capacité de 1.000 places amarré Quai d'Austerlitz pour une nuit mélant fetish cruising et fetish clubbing sous le nom de "Bruthal" party (en partenariat avec AgendaQ, Rex, IEM et l'ASMF).

Dans ce lieu magique, l'esprit Fetish a pu se déployer à son plus haut niveau. 1.061 mecs (précisément au compteur!) lookés au top, 2 Playzones aménagées, 2 bars, une terrasse à ciel ouvert et un vaste dancefloor rythmé par le superbe son 2 DJ stars, Marc Roben et Manue G.

Beaucoup ont voulu immortaliser le rendez-vous grâce au photocall de l'ENIPSE qui assurait la prévention et qui a connu un franc succès avec plus de 300 clichés.

"Tout y était du début jusqu'à la fin. Trés bonne organisation bravo aux organisateurs", se félicitait Stephan à la sortie à l'unisson avec le millier de "passagers" de cette "grosse teuf fétiche" pour reprendre les termes d'Arnaud.

Et en effet, cette première "Bruthal" party est le plus important rassemblement cuir-fétiche jamais tenu en France.

Dimanche 25

Alors que le soleil commence à baigner les eaux de la Seine sur la péniche vidée de ses "brutes" d'une nuit, beaucoup vont se coucher épuisés d'avoir tant donné de leur personne. Les plus téméraires rejoignent le Mensch ouvert non stop de minuit à minuit pour l'occasion. Ambiance cul, convivialité et croissants au menu...

L'après midi, les amateurs de plan humides se retrouvent au Secteur X pour la "Play Yellow". Bière et pisse coulent à flot. Le lieu est aussi plein que les vessies et le pisseurs super lookés.

A quelques pas de là, la "Dogzone" réunit au Full Metal plusieurs dizaines de "chiens" et leurs maîtres tous à fond dans leur trip.

Dans le même temps, l'ambiance était conviviale et décontractée, cette fois, chez Rex pour son photo call "Rex Fetish Shoot" réalisé par EGS (Voir Galerie photo).

L'heure tourne et la fin de ce week end-evénement approche. Au Dépöt, une "Kitkat Fetish" clôt le rendez-vous en musique ... et en bonne compagnie sous l'oeil attentionné de Gordon, David et Philippe d'IEM, partenaire de cette "closing party".

Dans les rues du Marais, les mecs se croisent et parient déjà sur l"édition 2015... Et de fait, Paris Fetish confirme la nouvelle lundi matin sur son site internet. "See you back! - Paris Fetish 2015", peut-on lire.

Le pari porte désormais sur le nombre de participants à venir: 3.000, 5.000?

Les yeux cernés par trois jours sans sommeil, Jean-Claude Cavalier, le grand manitou de Paris Fetish, a tout de même le sourire: "Là, je commence a décompresser. Tout s'est bien passé et les mecs sont super contents". "Ma récompense, c'est çà!", dit-il en affichant l'écran de son smartphone sur lequel défilent les messages de remerciement, de félicitation et d'encouragement.

COMPTE RENDU DU WEEKEND PARIS FETISH 2015

Affluence en hausse pour la seconde édition de Paris Fetish. Le week end Paris Fetish 2015 a confirmé le succès de ce rendez-vous créé seulement l'an dernier.

L'événement a réuni un tiers de partcipants supplémentaires avec une dimension internationale nettement plus visible.

On pouvait croiser des visiteurs venus nombreux de Grande-Bretagne, des Pays-Bas, de Belgique et d'Italie, mais aussi d'Australie, du Brésil, des Etats-Unis, d'Irlande, du Portugal, de Suisse ou encore de Suède, de Pologne, d'Espagne, sans compter quelques compatriotes ultramarins venus de Nouvelle-Calédonie et de la Réunion...

Les organisateurs ont comptabilisé entre 3.000 et 3.500 personnes dans les différents rendez-vous de cette seconde édition qui a fait le plein partout - et parfois plus, avec de sympathiques débordements sur la rue - à la grande satisfaction des établisements, associations et commerces rassemblés pour l'occasion.

Retour sur les principaux rendez-vous qui ont marqué les 4 jours sur lesquels courait l'événement,

Jeudi 28

Les festivités ont débuté au bar Le Cox, jeudi soir, avec un set de DJ Rafa. Les premiers arrivés se sont rassemblés autour d'un "Opening apéro" sur la portion de trottoir la plus célèbre du Marais pour afficher fièrement sa visibilité de membre de la communauté fétischiste avec des dress codes aussi variés qu'affirmés.

Plus tard, la soirée "Black", a fait le plein au Mensch avec des mecs arborant leurs plus beaux cuirs ou leur plus beaux latex. Les amateurs de bondage se sont quant à eux retrouvés au Keller pour une nuit intitulée non sans humour "Sex Bond". Un nouveau rendez-vous qui a rencontré son public.

Vendredi 29

Vendredi, après une journée de "Shopping fetish" très dense dans les fetish stores partenaires (Rex, IEM et RoB Paris), la soirée a débuté par un immense "Apéro Oh my dog!" à La Mine autour de la superbe exposition de Full Mano. L'un des moments les plus forts du week end qui a largement débordé sur la rue du Plâtre.

A quelques rues de là, un peu plus tard dans la soirée, le Krash s'est mué l'espace d'une nuit en temple du cuir pour une "Full Leather" qui a tenu toutes ses promesses.

Le Full Metal acceuillait quant à lui une "Wild Rubber" destinée aux amateurs de latex. Un rendez-vous qui avait déjà fait ses preuves en 2014 et qui confirme la place du latex sur la planète fetish.

Vendredi, c'était aussi le rendez-vous 'Fist Fetish" qui s'est déroulé au Keller. Les adeptes du FF ont investi le mythique club de la rue Keller pour ce qui est, là aussi, un incontournable de tout meeting fetish digne de ce nom.

Samedi 30

L'aprés-midi était dévolu à la communauté gay skin. Le Secteur X abritait la "Oi !". Avec un dress code qui tient lieu d'étendard.

Les amateurs de pompes, dilatation, salines et autres "modifications" corporelles avaient droit à leur rendez-vous dédié pour cette seconde édition: "Monstermeat" organisé par Marc de Pig Prod dans les murs du Keller. Et il a pour le moins super bien fonctionné. Une nouvelle corde à l'arc de Paris Fetish!

Ceux qui préféraient l'air libre se sont offert une ballade patrimoniale baptisée "Paris Historical Cruising Places" guidée en bilingue par Jean-Pierre qui les a conduit de la Concorde au Marais.

En fin d'après-midi, l'ASMF organisait en marge de Paris Fetish l'élection de Mister Leather France 2015. Une finale qui a consacré Sylvain, Mr Leather Aquitaine. Une élection qui a fait l'unanimité.

La Mine proposait en début de soirée un second "Apéro" qui a aussi bien fonctionné que celui de la veille.

Bruthal party

Le gros morceau du week end était programmé pour la nuit de samedi à dimanche. RoB Paris organisait pour la seconde fois une nuit mélant cruising fetish et clubbing, la désormais célèbre "Bruthal"party (en partenariat avec AgendaQ, Rex, IEM et l'ENIPSE).

1.500 participants se sont rassemblés dans un très vaste espace aménagé spécialement pour LE rendez-vous de tous ceux qui avaient rallié Paris pour partager une sorte de "communion" fetish entre sexe et convivialité.

Le public a particulièrement apprécié l'aménagement scénique avant gardiste. Les jeunes en particulier, qui transforment la communauté fétichistes avec de nouveaux codes.

Au son des platines de Marc Roben et Manue G., eutourés des projections vidéo arty-sex de LTX Project, la foule s'est partagée entre les playrooms, le dancefloor et le bar selon son humeur de l'instant.

Cette seconde "Bruthal" party restera comme le plus important rassemblement cuir-fétiche de France, cette année.

Dimanche 31

Les plus resistants et les plus chauds ont rejoint le Mensch ouvert non stop de minuit à minuit pour l'occasion. Ambiance cul, convivialité.

L'après midi, les amateurs de plan humides ont littéralement envahi le Secteur X pour la "Piss & Play". Plus un mêtre carré n'était libre pour ce rendez-vous dominical qui confirme ainsi son succès.

A quelques pas de là, la "PUP" a réuni au Full Metal "chiens" et maîtres et davantage encore pour un après-midi "chaud".

Vers 20 heures, s'annonce la fin du week end avec un brin de mélancolie... La Mine joue une dernière fois son rôle de QG de Paris Fetish pour un "Apéro Final Fetish". Embrassades, échanges d'impressions, promesses de se revoir: chacun se sent fier d'avoir pris part à ce rendez-vous communautaire qui a fait plus que tenir son rang sur la scène fetish internationale. Paris compte désormais sur la carte des événements fetish.

COMPTE RENDU DU WEEKEND PARIS FETISH 2016

La troisième édition a enregistrée une fréquentation en hausse de 10% par rapport à 2015 et une forte progression de la présence de visiteurs étrangers. Principalement européens, mais pas que. Aux Anglais, Allemands, Hollandais, Belges se sont pour la première fois joint des Américains, Canadiens et même un Mexicain ! Cela prouve que la notoriété de Paris Fetish progresse année après année.

Cette grande mixité de provenance se constatait d'ailleurs lors de la Bruthal Party de RoB Paris le samedi soir L'anglais faisait office de seconde langue dans les échanges. Et il en va ainsi de la plupart des rendez-vous du week end qui ont fait le même constat avec le même enthousiasme.

Paris Fetish 2016 aura aussi été marqué par l'incontestable succès de LA nouveauté de l'année, la Players qui a attiré plus de 200 personnes au Klub pour une soirée sportswear au public jeune et sexy qui élargit l'horizon de la scène fétiche.

La Full Leather, au Full Metal, a confirmé le succès de 2015 avec 30% d'entrées en plus et un dress code exemplaire à l'image de l'association Bluf, partenaire de la soirée.

 

Le ton avait été donné dès l'apéritif d'ouverture du jeudi soir au Cox qui avait fait le plein comme jamais avec des tenues et looks ultra fétiches portées dans la rue dès la première heure. Les apéros suivant à La Mine ont confirmé la tendance de l'avis de Greg, le boss des lieux. 

Le Secteur X, sponsor de l'édition 2016, a lui aussi fait salle comble pour ses rendez-vous diurnes (Oï et surtout Piss Play) et son Sex After qui a accueilli ceux qui entendaient passer la nuit debout version fetish.

 

Il apparaît évident que la scène fetish parisienne est pratiquement trop étroite pour accueillir l'ensemble du public qui s'y presse désormais durant 4 jours. Il n'était qu'à voir la foule qui a envahi le Mensh dès le jeudi soir pour s'en persuader.

La Bruthal Party remplit ce rôle le samedi soir en réunissant comme cette année 1.600 personnes d'un coup dans un lieu unique où se mêlent convivialité, musique et sexe débridé évidemment.

Force est de constater que la Bruthal 2016 a fait l'unanimité en sa faveur avec une organisation au top cette année. Cette édition a été la plus réussie de ces 3 dernières années de l'avis de tous. La zone sexe a été plébiscitée au même titre que le toit terrasse, sans parler du son prodigué par les DJ's.

Et, tout cela sans file d'attente, ni à l'entrée ni au vestiaire.  Moment de visibilité unique pour la communauté fétiche, Paris Fetish s'était aussi associé au Centre LGBT de Paris pour un débat riche et passionnant, suivi par une centaine de spectateurs qui ont pu échanger sur les évolutions de cette communauté dans la communauté et ses singularités.

 
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